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Spondylarthrites ankylosantes
L’enraidissement rachidien est aussi important que celui des articulations des membres, avec des douleurs irradiantes à la limite du supportable et partant du rachis vers les membres inférieurs, malgré des douleurs thoraciques également irradiantes vers les vertèbres cervicales et les membres supérieures.
La déambulation est douloureuse, lente et précaire, l’activité quotidienne est quasiment nulle, la fatigabilité est raide et intense. Il y a une incapacité totale à pouvoir sortir seul(e) de son lit, malgré la prise d’antalgiques, d’antirhumatismaux stéroïdiens et non-stéroïdiens, d’antirhumatismaux généraux à action lente, sans compter souvent les infiltrations locales.
L’application des CMP peut varier dans une fourchette allant de trois à huit années et plus, à raison d’une séance hebdomadaire au minimum. Mais le jeu en vaut largement la peine. En effet, on assiste très progressivement à une disparition totale – à certaines périodes seulement, mais de plus en plus longues et rapprochées – des douleurs, notamment lors des périodes de repos ou de vacances, et elles ne réapparaissent que très amoindries, lors d’épisodes passagers d’intense activité professionnelle.
L’assouplissement rachidien et des articulations des membres revient progressivement, jusqu’à ce que la marche s’effectue normalement, sans aucune aide, car l’équilibre et la stabilité sont redevenus corrects.
La vie domestique peut reprendre lentement son cours normal et on assiste même parfois à une reprise complète de l’activité professionnelle, jusqu’à la conduite régulière et sans aucun problème du véhicule automobile. Songez seulement que, habituellement, ce type de maladie conduit inexorablement à un état grabataire.
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